(Lemire Marsolet de Saint-Aignan dit Marsolais)
À Montréal, le 3 juin 2026, est décédé Gilles Marsolais, fils de Marcel Marsolais et d'Emma Lemire. II aura survécu à ses sœurs Mariane Favreau (née Jacqueline) et Denise Marsolais, ainsi qu'à ses frères Jean-Claude et Laurent.
D'abord, Gilles Marsolais tient à saluer ses ancêtres, le truchement (interprète) Nicolas Marsolet de Saint-Aignan (un ami des Montagnais qui l'ont hébergé encore enfant, longtemps posté à Tadoussac entre deux expéditions en canot le long de l'Outaouais jusqu'à L'Île-aux-Allumettes, qui refusa de transmettre sa connaissance des langues algonquine et montagnaise aux missionnaires et qui s'opposa au projet de Samuel de Champlain d'expatrier trois jeunes autochtones pour les exhiber à la Cour de France), ainsi que sa fille Louise Lemire Marsolet, une pionnière à l'origine d'une féconde lignée : la 14ème génération pointe à l'horizon. Gilles Marsolais laisse aussi dans le deuil neveux et nièces, petits neveux et petites nièces, ainsi que d'autres parents et amis.
Poète, critique et professeur titulaire retraité du département d'Histoire de l'art et d'Études cinématographiques de l'Université de Montréal, Gilles Marsolais y a créé et dirigé le programme d'Études cinématographiques de 1973 à 1988, impliquant la mise en place des structures au premier cycle et à la Maîtrise, en plus d'avoir amorcé le virage alors utopique vers le 3e cycle en dirigeant des thèses de doctorat en cinéma aussitôt publiées à Montréal et à Paris.
Il a aussi implanté la formule des Ateliers de critique cinématographique qu'il a animés avec passion pendant vingt-cinq ans et qui ont essaimé dans le réseau de l'enseignement, en inspirant plus d'une génération de journalistes. Lui-même critique de cinéma respecté, il est à l'origine de l'Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC) et de son affiliation à la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI).
Gilles Marsolais laisse sa marque par la qualité de ses écrits devenus des références, dont L ‘Aventure du cinéma direct, publié à Paris puis à Montréal, dans sa version enrichie et définitive, sous le titre L’Aventure du cinéma direct revisitée. S’y ajoutent deux recueils de textes qui témoignent de sa production critique au fil des années : Cinéma québécois, de l’artisanat à l’industrie, ainsi que Cinémas du monde, toute image est porteuse d’un point de vue. En tant que poète, on lui doit quelques recueils, dont La caravelle incendiée, Les matins saillants, ainsi que Traces et repentirs.
Pour en savoir plus sur ce pionnier, premier détenteur au pays d’un doctorat en Histoire du cinéma et diplômé de l’IDHEC : voir le site de l’UNEQ (litterature.org) ou l’article de Marcel Jean : Histoire de la critique au Québec – Gilles Marsolais (un portrait), revue 24 images, Montréal.
La famille recevra les condoléances le samedi 15 août 2026, de 10 h à 13 h 30 à la
Coopérative Funéraire du Grand Montréal
Résidence funéraire Notre-Dame
9480, rue Notre-Dame E à Montréal
L’inhumation suivra au cimetière Notre-Dame-des-Neiges à 14h30
#lot : 01047 section : R
Messages de sympathie
Toute mes sympathies à la famille..Était-il le fils du Dr.MArsolais qui avait un chalet au Lac Rouge????
- Renee, le
9 juin 2026
Mes condoléances aux proches et amis. Ses ouvrages continueront à garder possible l'accès aux questions auxquelles il s'est confronté et aux réponses qu'il a trouvées.
- Claude R Blouin, le
11 juin 2026
Mes plus profondes condoléances. Il laisse un vide important dans le milieu cinématographique. Hommer un peu timide, mais aux grandes connaissances cinématographiques, non seulement concernant le cinéma québécois, mais tout autant international.
- Elie Castiel, le
11 juin 2026
IN MEMORIAM (merci Gilles, nous te devons beaucoup !)
[...] une caractéristique essentielle des programmes de cinéma dans le milieu francophone du Québec : aucun d’entre eux ne s’est développé sans faire une place de choix à la pratique. Nous retrouvons le même processus [...] au sein de l’Université de Montréal où Gilles Marsolais proposait dès 1973 le développement d’un programme de Mineur en études cinématographiques qui aurait « le but précis de former des candidats appelés à travailler plus ou moins en marge de l’industrie cinématographique comme telle », en reconnaissant le cinéma comme « moyen d’expression et de création » et les études cinématographiques comme une « discipline universitaire autonome » [Gilles Marsolais, « Propositions concernant l’établissement au niveau du premier cycle d’un Mineur en Études cinématographiques », 22 septembre, 1973, p. 2-3. Source: Division de la gestion de documents et des archives, Université de Montréal]. Cette orientation donnée par Marsolais allait donner une direction particulière au département, renforcé par l’appui de son collègue (et ancien étudiant) Michel Larouche, puis par le signataire du présent texte (lors de son arrivée à l’Université de Montréal en 1991). Dans la mesure où elle a donné lieu, dans le recrutement de ses enseignants, à une application bien particulière, cette orientation était assez unique à l’époque, et le demeure à ce jour : tous les professeurs de production qui ont été embauchés à l’Université de Montréal depuis le milieu des années 1990 étaient des praticiens chevronnés ou reconnus et, à la fois, des docteurs ayant un profil de scholar, une denrée rare il y a 15 ou 20 ans, et dont les enseignements se partageaient à peu près également entre film production et film studies. Ainsi, une impulsion donnée au département par Marsolais en 1973, et renouvelée avec davantage de vigueur dans les années 1990, demeure-t-elle encore aujourd’hui une caractéristique fondamentale des études cinématographiques à l’Université de Montréal.
Extrait d’un article d'André Gaudreault à paraître en anglais en 2026, « Inventing the Teaching of Cinema . . . and Working towards Its Institutionalization », dans Lee Carruthers et Charles Tepperman, Canadian Cinema of the 1980s and 90s, McGill-Queen’s University Press.
- André Gaudreault, le
12 juin 2026
13 juin 2026
Mes condoléances les plus sincères...
Mon ancêtre est le même... Nicolas Marsolais marié à Marie Le Barbier Rouen Haute NORMANDIE FRANCE. Jean Lemire a épousé sa fille Louise Marsolet le 20 octobre en 1653.
Louise Charron infirmière retraitée
- Louise Charron, le
13 juin 2026
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